[S.O.A.D]

[S.O.A.D]
Le début de la surprenante U-Fig est plutôt épique, puis le titre part dans tous les sens. On retrouve plus d'une fois un Serj Tankian qu'on avait plus entendu depuis l'album éponyme après des petites interludes d'une douceur apathique. Il débite aussi d'impromptues onomatopées, montant parfois à une hauteur de note très élevée, aboutissement d'une montée entamée bien plus gravement.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 21 décembre 2005 08:16

[S.O.A.D]

[S.O.A.D]
Déjà entendue en live à maintes reprises, Holy Moutains doit tenir à coeur aux quatre arméniens puisque cette chanson parle de la patrie qui leur est si chère, et de l'étouffement engendré par la présence Turque. Longue de plus de cinq minutes – ce qui est très rare pour System of a Down – cette chanson joue moins sur les changements impromptus, privilégiant des montées construites où demeure pour une fois une certaine logique. Les vocalises de Tankian entrecoupées par des backvocals surexcitées de Malakian apportent une grande force à la chanson, force accentuée par des violons attristés.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 21 décembre 2005 08:14

[S.O.A.D]

[S.O.A.D]
Vous croyiez avoir tout entendu avec System of a Down, vous pensiez impossible de faire quelque chose de plus déjanté que Sugar ou que Radio/Video, vous vous trompiez ! Vicinity of Obscenity est un OVNI trivial, jouissif, aussi halluciné qu'imprévisible ! La chanson part absolument n'importe où... Avec des sonorités tantôt hilarantes, tantôt Metal, tantôt Disco ! Le chant de Serj Tankian tient de la prouesse lorsqu'il psalmodie frénétiquement des paroles dénuées de tout sens, « Banana banana banana banana terracotta banana terracotta terracotta pie » ! Le solo de Daron Malakian est bien sûr de la même trempe, plein d'effets visant à reprendre les orgasmes introduits en fond sonore. On n'en ressort tout « boulversifié » ! Sur les dernières notes de cette curiosité débute She's Like Heroin, deuxième déception de l'album malgré des paroles chantées sur un ton ironique, racontant les mésaventures d'une prostituée vendant son corps pour acheter de l'héroïne. Seulement voilà, la musique n'est pas vraiment folichonne à cause d'une ambiance glauque et trop maladroite.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 21 décembre 2005 08:13

[S.O.A.D]

[S.O.A.D]
A l'instar de Mezmerize, Hypnotize contient aussi une ballade, Lonely Day. Malheureusement celle-ci est d'un très grand classique, passant d'un son clair à un son saturé, ce qui a déjà été entendu des milliers de fois, et qui le sera encore... Ce qui compense la pauvreté de la structure c'est le chant et les paroles, et comme sur Lost In Hollywood c'est Daron Malakian qui s'en est occupé, en tant que bonne pieuvre à inspirations multiples s'appropriant une bonne partie du processus de création. Les puristes vont encore critiquer le fait qu'il chante trop, mais il se débrouille bien. Le bougre sait faire passer l'émotion à travers sa voix nasillarde et aiguë. La grosse surprise de ce Lonely Day en proie à la tristesse réside dans le solo, peu varié mais étonnamment rapide pour un guitariste qui n'a jamais dénué montré une once de technique dans ses chansons, privilégiant avec bon sens l'efficacité. A la fin retentit une sirène d'alarme, ce qui annonce Soldier Side, chanson brièvement présentée en introduction de Mezmerize. Très calme, ce brûlot sur les soldats pris dans le bourbier Irakien repose sur des accords très lents, mais surtout sur ses paroles, et sur un chant morose, renfrogné et accusateur. Comme pour illustrer la complémentarité flagrante de Mezmerize et de Hypnotize, la chanson se termine sur l'introduction du premier, mais saturée cette fois-ci, puis rejouée en son clair, Hypnotize se terminant ainsi comme Mezmerize avait commencé...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 21 décembre 2005 08:11

[S.O.A.D]

[S.O.A.D]
Les membres du groupe l'ont martelé à chaque interview, Mezmerize et Hypnotize ne font qu'un, et c'est d'ailleurs pour cela que les deux albums s'imbriquent l'un dans l'autre. Le choix de sortir deux albums relativement courts (30 minutes pour le premier, 40 pour le second) en deux temps a choqué pas mal de monde, mais au final le choix ne s'avère pas si mauvais que ça étant donné que ces deux albums demandent du temps pour être compris et assimilés. A chaque écoute on découvre un petit quelque chose insoupçonné lors de l'écoute précédente. Autre avantage, le choix des pistes sur tel ou tel album a pu être très travaillé et les chansons s'enchaînent souvent parfaitement.

# Posté le mercredi 21 décembre 2005 08:10