A l'instar de Mezmerize, Hypnotize contient aussi une ballade, Lonely Day. Malheureusement celle-ci est d'un très grand classique, passant d'un son clair à un son saturé, ce qui a déjà été entendu des milliers de fois, et qui le sera encore... Ce qui compense la pauvreté de la structure c'est le chant et les paroles, et comme sur Lost In Hollywood c'est Daron Malakian qui s'en est occupé, en tant que bonne pieuvre à inspirations multiples s'appropriant une bonne partie du processus de création. Les puristes vont encore critiquer le fait qu'il chante trop, mais il se débrouille bien. Le bougre sait faire passer l'émotion à travers sa voix nasillarde et aiguë. La grosse surprise de ce Lonely Day en proie à la tristesse réside dans le solo, peu varié mais étonnamment rapide pour un guitariste qui n'a jamais dénué montré une once de technique dans ses chansons, privilégiant avec bon sens l'efficacité. A la fin retentit une sirène d'alarme, ce qui annonce Soldier Side, chanson brièvement présentée en introduction de Mezmerize. Très calme, ce brûlot sur les soldats pris dans le bourbier Irakien repose sur des accords très lents, mais surtout sur ses paroles, et sur un chant morose, renfrogné et accusateur. Comme pour illustrer la complémentarité flagrante de Mezmerize et de Hypnotize, la chanson se termine sur l'introduction du premier, mais saturée cette fois-ci, puis rejouée en son clair, Hypnotize se terminant ainsi comme Mezmerize avait commencé...